Qui est-il ?

(je voulais "blogue à part", comme tout le monde, mais, c’est déjà pris...)

Il. Enfin, Robin Birgé. Bien que ce soit moi-même qui écrive à la 3e personne (ce que vous n’irez certainement pas vérifier par vous-mêmes). Donc Robin, se cherche encore. Enfin, il l’a trouvée, sa recherche. Ça oui. Docteur (pas en médecine, oh non, surtout pas) en philosophie des sciences (plus précisément, et pour les intimes, en épistémologie politique – à ne pas confondre avec l’épidémiologie des maladies épidermiques, car cela en deviendrait beaucoup trop intime).

on peut mettre des images directement dans le texte :
robin-birge

Ou au survol seulement, comme ici.robin-birge

Mince, ce n’était pas vraiment une phrase... il s’est perdu dès la 2e, entre deux parents et une thèse, à fleur de peau et à quelques mots de trouver un truc – c’était même le cœur du projet qui devait être exprimé dans la phrase. Le trac, sans doute. De s’exprimer ainsi sans public bien défini (ne le prenez pas mal, mais depuis mon clavier c’est un peu fou, vous êtes encore très flous), sans grandes attentes, sans objectifs bien identifiés. Nous, lui et moi (vous savez de qui je parle) ne vous connaissons pas (bien que, avec tant de connivence dès la deuxième véritable phrase, des liens se créent, c’est inévitable).

Je disais donc, enfin je disais qu’il (je me le permets puisque nous sommes un peu à part, sur un blogue) – et sans vouloir parler à la place de personne ("vraiment" c’est important pour le reste de l’histoire, qui, je le souligne, est la mienne) – s’intéresse à comprendre, transformer, soigner l’épidémie mondialisée qui le grattouille sous, sur, et dans le derme. Le bon terme : le réalisme, bien sûr, et sous toutes ses formes, dans toutes les langues, sous tous les genres : réelisme, concrétude, pragmatisme, realpolitik, et « ceux qui refusent catégoriquement (je ne le comprendrai jamais) les doubles deux-points dans une même phrase ». Mon hyperthèse, le constructivisme.

Bon, docteur, crevons l’abcès. Vous l’aurez compris (de vous à moi : en début de phrase, le vous, pour moi, est bien plus facile que le moi. Je vous l’ai dit : il se cherche encore...), je ne suis pas dermato. C’est pourquoi il s’est mis à écrire.

Pourquoi écrire ?

Ici, là, tout de suite, sans dieu ni maître (de lui-même, il le tente pourtant), je dois me confesser. Ce site, ce texte, est né d’une bête expérimentation. Il s’agissait de construire un site internet "simple", performant, en un "minimum de temps", avec des outils libres, sans la moindre ligne de code (bon, en vrai, il y en a une demie. Mais c’est du copier-coller. Ça compte ou pas ?). Un plan numérique sur la comète. Un exercice de style cosmétique. Un brouillon d’exposition. Donc, pourquoi écrire ? Pour moi. Pour expérimenter. Pour jouer.

Mieux : pour se comprendre. Pour poser, à un moment donné, un élément cohérent de compréhension, sans douter que son sens n’en sera pas moins volatile, malléable, relatif au lecteur. Bien qu’on se perde toujours sur l’identité du narrateur (l’intention des personnages se confond-elle avec celle de l’auteur ?), cette croyance en une cohérence temporaire est une fiction bien peu futile, dans un monde où les interlocuteurs changent sans arrêt. D’année en année, de saison en saison... le temps d’une parcelle de discussion. Nous ne pouvons nous y soustraire – je le pose comme un préalable. Regardez-moi : sur sa petite île, il passe du Robin au je, se cherchant maladroitement dans les méandres dramaturgiques de l’identité et de la création, virevoltant du je narcissique au jeu dramatique en moins de trois paragraphes. Une chrysalide déjà papillon un peu ivre de nectar digitalis. Je suis pourtant dans un texte, écrit, relu, pensé (pour certains, mal. Ce n’est pas grave, vous pouvez le penser haut et fort, sens-toi libre de le crier sur tous les toits, de me tutoyer, de m’insulter, même lâchement. Je suis beau joueur et je prends très bien la critique et ne me vexe que très rarement. Petit con.)... ce que permettent moins, entre mes doigts (encore une histoire digitale), d’autres formes d’expression.

Donc, j’écris. Pour lui le moi (Robin, et non Louis, mais là je vais trop loin), et aussi pour lui (les autres, c’est l’enfer - cette fois, ici et maintenant, bien que votre moment de lecture ne soit pas le mien d’écriture, vous en êtes certains). Pour les autres, jamais à leur place (vous étiez prévenus quelques lignes plus haut, ce point est important).

Ceci étant dit. Et comme tout n’a pas été dit – encore moins son inverse... Par souci de cohérence, et par professionnalisme : Robin (disons-le avec franchise, mais avec la distance permise par le 3e personnage) n’écrit pas que des textes. Loin de là (ici en tout cas). Ce glissement m’est permis (la gloire me revient de droit) par son latin (que j’ai retrouvé) : textus, « tissu », « trame (du récit) ».

Il est donc auteur, public et pudique.

Auteur dramatique, parce que chic.

Dramaturge numérique, parce que littéralement branché.

Chercheur indépendant en philosophie sociologie dramaturgique, parce qu’inutile.

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